0104 jardin

4 01 2017

Mes parents ont acheté une maison en 1977, qui étaient  une ancienne cure paroissiale, à Versonnex donc.

Sise rue de la Fruitière, la bâtisse (à 1 étage, plus un grenier) était en sandwich entre une autre maison, et, à droite, une grande ferme.

Le passage devant chez nous laissait passer des engins agricoles divers.

En face, nous disposions d’un potager (on l’appelait le jardin) par lequel on accédait après avoir passé une grille en ferraille durement atteinte par les ans, et trois marches en pierre massive.

Jouxtant ce passage à l’entrée, on pouvait accéder aux commodités rurales d’un autre âge : des latrines, dans un petit bâtiment en dur, avec une planche, un trou, et, au fond du trou, une cuve de récupération.

Les ecclésiastiques qui ont vécu là avaient  donc leur « cabane au fond du jardin »[1] pour faire leurs besoins.

Je n’ai pas le souvenir, même au début, d’avoir jamais été contraint de sortir de la maison pour ce faire. Mais la mémoire est sélective et il n’est pas impossible que les premiers temps nous ayons été contraints à cet exercice.

 

Le reste du jardin, assez grand, a été quelques années un potager ou nous nous sommes parfois appliqués à faire pousser des salades, des tomates, des haricots verts…

Au fond du jardin, à droite, un noisetier. Et en partage de bordure, la maison de la famille Guichon ; dont le père, et les deux fils étaient des gueulards alcooliques.

 

Un temps considéré comme un lieu de contraintes laborieuses liées aux arrosages, aux désherbages et aux cueillettes, le jardin était aussi un lieu où nous allions jouer ma sœur Isabelle et moi.

 

J’y ai aussi deux  souvenirs précis : celui d’avoir grimpé sur le toit des latrines et d’avoir sauté à plusieurs reprise dans le jardin (alors en friche ; de l’excitation et des  sensations de vertige et de défis que cela m’a procuré. Je sais aujourd’hui que c’était dangereux et irresponsable. Du reste j’ai vite arrêté : une rencontre musclée mâchoire-genou m’ayant un jour arraché des larmes de douleurs, j’ai renoncé à ces bons dans le vide.

 

L’autre souvenir bondissant est également celui d’avoir été blessé par la pointe de la grille d’entrée ; poursuivi par le sieur Maugen (christophe de son prénom) dans des circonstances de jeu (ou de rixe) dont je n’ai aucun souvenir, je me souviens avoir sauté du haut des trois marches pour sortir vite du jardin et que la grille, tirée par l’idiot en question, en se fermant, est venue signer de sa pointe le haut de ma cuisse gauche. Je me souviens d’une belle éraflure ensanglantée… mais de rien d’autre. La signature métallique est encore visible sous les poils de ma cuisse.


[1] Parodie de Cabrel par le chansonnier Laurent Gera


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